Casa Hogar Los Gorriones

 
   SIN AMOR NADA SOY 
 
       
 
 
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Qui sommes-nous
La casa Los Gorriones fut fondée le 5 mars 2002 par Gil et Chantal.  Ce foyer accueille des enfants de 0 à 18 dans la ville d'Ayacucho, région la plus pauvre du Pérou.  Los Gorriones est un foyer d'accueil enregistré et reconnu par le gouvernement péruvien et travaille étroitement avec le Juge de la famille, les services sociaux et les services d'adoptions.  Aujourd'hui, on y compte 27 enfants.  Papa Gil, maman Chantal et l'équipe accordent une grande importance à l'encadrement familial.  Amour, encadrement et écoute sont en priorité. Los Gorriones est le seul foyer qui accepte les enfants à besoins spéciaux. 
 
 
 

 
Qui aidons-nous
La Casa accueille des enfants de 0 à 18 ans dans le besoin.  Plusieurs d'entre eux ont des handicapes physiques et mentaux sévères.  Les autres foyers ne prennent pas en charge les enfants à besoins spéciaux puisque ceux-ci requièrent des services spécialisés, des médicaments et par conséquent beaucoup de temps et d'argent. 
 
Dans bien des cas, l'abandon des parents ou de la famille proche n'est pas reconnu.  Par exemple, les parents ne souhaitent pas placer l'enfant en adoption mais ne peuvent subvenir aux besoins de celui-ci.  Los Gorriones prend donc en charge l'enfant et collabore avec la famille. Celle-ci garde contact avec l'enfant et lui rend visite aussi souvent qu'elle le désire.
 
Dans d'autres cas, l'abandon des parents est reconnu par le Juge de la famille et l'enfant peut-être placé en adoption. L'enfant est alors placé sur une liste d'adoption nationale. 
 
Dans les cas plus tristes, les enfants sont simplement abandonnés dans la rue, très jeunes et dans conditions horribles.
 
La majorité des moineaux qui arrivent à la casa souffre de malnutrition sévère sans compter les conditions d'hygiène, les traumatismes et les maladies.  Résultats malheureux de la pauvreté.
 
 
 
 
 
 
 
 
L'accueil des enfants et plan de dévelopement
L'entrée des enfants ne dépend d'aucun critère, d'aucune préférence.  L'accueil se passe en coordination avec le tribunal de la famille et les parents ou membres de la famille des mineurs.  L'évaluation de l'assistance sociale détermine alors le degré de misère et d'abandon des enfants.  Une fois l'enfant accepté, un plan d'éducation et d'encadrement est développé en fonction de son âge, sa santé mentale et physique. 
 
Dans le cas où l'enfant nécessite des traitements spéciaux, les mesures nécessaires sont prises pour se faire accompagner d'une aide professionnelle et pour donner à l'enfant toutes les chances de jouir d'une vie normale.  L'évolution de l'enfant est suivie par des évaluations.
 
 Dans le cas où l'enfant est abandonné complètement par les parents, il est placé sur la liste d'adoption nationale des bureaux d'adoption.  Los Gorriones peut donc s'attendre à des demandes d'adoption.  Ces demandes sont considérées sérieusement en respectant les lois et règlements d'adoption qui sont en vigueur. On agit alors en coordination avec les bureaux d'adoption pour s'assurer que le processus se fasse dans les meilleures conditions et que l'enfant puisse continuer son processus normal de croissance psychologique, académique et social.  Un suivi est également effectué suite à l'adoption et les actions nécessaires seraient entreprises dans le cas où des situations défavorables devraient se présenter.
Encadrement familial
L'équipe de Los Gorriones priorise l'esprit familial au foyer.On y favorise un environnement familial basé sur le respect, l'écoute, le sentiment de responsabilité et de solidarité tout en veillant à la formation de la confiance en soi et de la personnalité de chaque enfant.
 
 
 
Soins de santé
Chaque enfant est suivi par un médecin professionnel et reçoit les soins de santé dont il a besoin, que ce soit physique ou psychologique.  Plusieurs enfants du foyer ont des handicapes physiques sévères et sont stimulés quotidiennement par des exercices physiques appropriés. La bonne alimentation est cruciale au bon développement de ces enfants qui ont presque tous souffèrent de sous-alimentation.  À la casa, une cuisinière prépare quotidiennement sur place 3 bons repas pour toute la famille.
Éducation
Grâce au système de parrainage, chaque enfant d'âge scolaire (apte à se déplacer) est inscrit à l'école privée et reçoit une éducation adéquate.  Pour les enfants restreints physiquement ou à besoins spéciaux, les activités éducatives et un encadrement sont assurés au foyer par des professionnels, les bénévoles et l'équipe de la casa.
 
Situation socio-économique - Mise en contexte - Ayacucho et Los Gorriones

Ayacucho a en effet été le cœur du terrorisme du « Sendero ». Des milliers de personnes ont ainsi quitté leurs habitations dans les montagnes pour chercher abri, protection et travail en ville ; mais il en est résulté un déséquilibre total. Et ça se sent encore le jour de l'aujourd'hui.La densité de population et la pauvreté urbaines se sont accrues énormément ; plusieurs familles ne parviennent plus à éduquer convenablement leurs enfants. Elles vivent dans la précarité et la criminalité juvénile est devenue un problème majeur.  80% de la population du Pérou ne peut pas nourrir sa famille et n’ont pas eu une bonne éducation. Comment s'en sortir? Les parents obligent leurs enfants à travailler dans les rues et, avec le peu d'argent qu’ils gagnent, doivent encore bien souvent nourrir toute leur famille. Et souvent l'alcoolisme est haut entre les pauvres...

Pas la peine de venir à la maison sans argent...la rue!  L'accueil des enfants est devenu un problème très délicat à Ayacucho vu la capacité d’hébergement des instituts spécialisés nettement insuffisante par rapport au nombre considérable d’enfants sans abri qui errent dans les rues. Dans de telles conditions de subsistance, il n’est pas possible pour un enfant d’étudier, et même s'il y arrivait, il ne pourrait jamais fournir de prestations équivalentes à celles d'un enfant élevé normalement.  De telle sorte que, ces enfants sont défavorisés, laissés à l'abandon et livrés à la violence. L’alcool présente également un sérieux problème pour cette population. Ce sont les hommes surtout qui absorbent de l'alcool en quantité, des pères de famille qui après maltraitent terrorisent et abandonnent leurs enfants. Afin de leur échapper, ces enfants s'enfuient aussi de la maison mais tombent alors entre les mains de la mafia qui les fait travailler pour les déposséder ensuite de l'argent gagné en échange d'un minimum de nourriture et d'un petit coin pour « dormir en rue ».  Et, ces enfants-là peuvent encore s’estimer« heureux » ! D’autres sont tout bonnement sacrifiés au commerce d’organes ou alors vendus ou/et adoptés par ceux qui n’arrivent pas à trouver d'enfants par les voies légales, des pédophiles, des sadiques, des pervers ou des souteneurs. C’est la vérité, pas d'imagination! 

Les femmes, qui n’ont le plus souvent pas de diplôme, héritent de facto de l'entière responsabilité familiale et essayent de gagner un minimum d’argent en lavant des vêtements ou en vendant des bricoles dans les rues, des journaux par exemple, en obligeant le plus souvent leurs enfants de les aider.  Elles sont également souvent maltraitées et abandonnées par leurs maris après qu'elles soient, très jeunes encore (13 ans), devenues mères de plusieurs enfants.  Les enfants grandissent dès lors sans la présence et l'autorité bienfaisante d'un père, de telle sorte qu'ils risquent fort de se retrouver plus tard à leur tour dans une situation analogue, le cercle vicieux...quoi.

Depuis quelques années, le gouvernement exécute certains projets, tels que, par exemple la distribution de lait pour les enfants (le projet « vaso de leche »), la fourniture de petits déjeuners dans les écoles aux enfants les plus pauvres, l'information des femmes concernant le planning familial et l’assistance médicale. En théorie ces projets sont très bons, mais en réalité l'aide fournie n'arrive pas toujours à ceux qui en ont vraiment besoin. La corruption règne partout…

Responsabilités
En réponse à la problématique exposée ci-dessus, un urgent besoin d'accueil et d'hébergement se fait donc sentir pour ces enfants abandonnés. D’abord, comme simple geste de solidarité humaine et de convivialité à l'égard des plus faibles et, ensuite, comme action préventive à divers autres problèmes, dont en premier lieu la criminalité juvénile.

Il est primordial pour ces enfants d'avoir un chez soi, un environnement d’amour et,en même temps, un endroit où règne l’ordre et le respect des personnes et des biens. Il est également important qu’ils apprennent à vivre de manière équilibrée avec d’autres enfants, pour développer leur personnalité et la confiance en soi.

Le foyer « Los Gorriones » à Ayacucho – Pérou offre de la sorte un toit à une vingtaine d’enfants  et « un chez soi » plein d’amour. Ils y apprennent à être responsables. Ils y reçoivent une bonne éducation et instruction en vue d'augmenter ultérieurement leurs chances de trouver du travail.  Le foyer « Los Gorriones » a ouvert ses portes le 5 mars 2002 et se situe à Vista Alegre, District Carmen Alto à Ayacucho - Pérou. Les fondateurs, Gil et Chantal Van den Bergh – Picard, sont parfaitement conscients de la problématique de ce groupe marginal d’enfants abandonnés et négligés, les exclus et sont surtout animés par une grande solidarité à leur égard.

L'expérience nous apprend qu'élever des enfants en grands groupes, avec comme seul objectif de leur dispenser une « instruction », ne donne pas toujours les résultats attendus. Du point de vue psychologique, il n'est en effet pas recommandé d'éduquer un groupe de plus de 30 enfants à la fois. « Los Gorriones » s'est donc fixé consciemment le nombre de 30 enfants comme limite, et ceci pour éviter que l'atmosphère familiale ne se détériore et que, en même temps, l'instruction et l'éducation en pâtissent.

De plus, les enfants recueillis ne doivent répondre à aucun critère de faveur. La seule restriction pour le foyer « Los Gorriones » est que le nombre maximum de 25 enfants ne soit pas dépassé, non pour des questions sélectives, mais seulement pour pouvoir continuer à garantir la qualité de l’accueil.  La casa hogar est surtout un chez soi pour des enfants que ni personne veut, les exclus total, des enfants qu’on refuse parce qu’eux sont handicapés ou malade ou dénutris total ou des enfants difficils, ou un comportement asocial ou violent...mais en tout cas des enfants. Ici vivent des petits, des garçons et des filles ensemble avec les enfants handicapés (paralysie cérébrale + retard mental).

L’admission d’un enfant s'effectue en coordination avec le tribunal de la jeunesse et en concertation avec des parents ou membres de sa famille. À cet égard, l’avis de l’Assistante Sociale concernant le degré de misère / abandon de l’enfant à placer, est d'importance décisive. Mais c'est le personnel qui décide est-ce qu'on peut prendre un enfant ou pas... Mais c’est tjs les parents ensemble avec le personnel qui décident est-ce qu’on peut le prendre ou pas. Une fois l’enfant accepté, un plan éducatif est établi en fonction de son âge et de sa santé mentale et physique. Lorsqu'un traitement spécial s'avère nécessaire, suite à son état de santé, ou à d'éventuels problèmes psychologiques, toutes les mesures sont prises pour qu'une aide professionnelle puisse l'accompagner, de telle sorte que l'enfant conserve toutes ses chances de jouir d’une vie normale.

Tout au long de ce processus éducatif, l’évolution de l’enfant est minutieusement suivie par des évaluations permanentes. Dans tous les cas, on recherche un environnement familial en insistant sur le respect des autres, le sens des responsabilités et la solidarité, et en veillant à la formation de la personnalité et de la conscience individuelle. La présence d’un « couple parental » est d'importance vitale et, en l'occurrence, ce sont Gil et Chantal qui remplissent les fonctions de père et mère.  (Pour le futur on va voir comment faire maintenant que la maman est décédée...)

L’expérience nous a montré que c’est ÇA que les enfants ont besoin quand eux sont abandonnés, ce qui est le pire que se peut se passer avec un enfant! Dans d’autres institutions, on ne tient pas compte de ce facteur, mais peut-être la raison pourquoi 80% des jeunes qui quittent une casa hogar (foyer) devient délinquant ou la prostitution pour les filles.  Á la fin de leur instruction, les enfants quittent parfois pareils foyers sans avoir eu « l'image de parents », et donc l'exemple d'une relation familiale vécue dans le respect et l'autorité leur manque.

Le fait qu’Ayacucho soit le berceau de grands artistes et musiciens, est une opportunité qu'il faut permettre aux enfants de saisir et d'exploiter librement en vue de la formation de leur personnalité et de l'affinement de leur conscience individuelle. Il est donc nécessaire d’attirer au foyer des personnes qui exercent ces talents artistiques (peinture, musique, danse, céramique, théâtre, etc.) pour aider les enfants à découvrir et développer leurs dons potentiels.

Un aspect très important, si pas le plus important, de ce projet est l’atmosphère d'affection qui entoure les enfants. Peut être cette dimension supplémentaire-là est-elle ce « petit plus » que les éducateurs et psychologues du foyer « Los Gorriones » offrent à ces enfants, qui leur sont venus de nulle part, n’ont jamais eu l'occasion de vivre normalement et d'être choyés.

C’est pour cela que l’amour est le « fil d'Ariane » qui traverse toutes les activités décrites dans ce projet. L’intention de leur faire sentir, par l’amour qu'on leur porte, qu’ils font partie de la « famille humaine », s'exprime très bien par la phrase de la page de garde : "Sin amor nada soy" ("Sans amour je ne suis rien").

Gil, et tout le staff du foyer « Los Gorriones », restituent de la sorte à leurs protégés leur « vie d’enfant confisquée » en leur offrant une deuxième chance; eux qui n’ont jamais connu le bonheur d’avoir quelqu’un qui les aime. Ils désirent leur rendre leur dignité, les inciter à se rendre compte qu’ils sont « quelqu’un » dans ce monde. Le foyer « Los Gorriones » désire fonctionner comme une famille, où les enfants ne sont pas traités comme les numéros d’une quelconque statistique mais apprennent à surmonter leur passé, le plus souvent pénible et lourd. Grâce à l'engagement et au dévouement individuel, constant, résolu et solidaire de tous ceux qui y travaillent, et surtout de ceux qui agissent en tant que parents, on peut être sûr que les enfants, quand ils quitteront ce foyer d'accueil, seront devenus de jeunes adultes responsables et ne retomberont pas dans leur pénible passé. Si Dieu veut.

Au cours du processus de croissance et d’apprentissage des enfants recueillis, on peut aussi s’attendre à des demandes d’adoption des orphelins. Ces demandes sont prises en considération avec tout le sérieux requis et en respectant les lois et règlements en vigueur dans ce domaine. On agit alors en concertation avec les bureaux d’adoption de Lima, de telle sorte que la procédure puisse se dérouler dans les meilleures conditions, avec la garantie pour l’enfant de pouvoir continuer son processus normal de croissance, psychologique, académique et sociale. Un suivi du mineur adopté est ensuite effectué, et les mesures nécessaires sont prises au cas où des situations devaient se présenter qui sont défavorables à l’enfant.

Enfin, la création d’autres foyers d'accueil est suscitée en permanence, non seulement à Ayacucho, mais aussi dans d’autres régions pauvres du Pérou. Plus d’aide qu’on reçoit, plus d’aide qu’on peut donner autour de nous.Nous sommes convaincus de l’efficacité de la méthode et des résultats qui résulteront de son application ; ils seront significatifs et enrichissants pour l'ensemble du people péruvien, parce qu’ils tentent à affronter et résoudre les problèmes de l’enfance abandonnée à Ayacucho et au Pérou.

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